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VDV #64 : BACK to the FUTURE !



Amis du pixel liquide et fermenté, bonjour ! Ce mois-ce, c'est notre Spiderman pinardier qui prend les commandes de ce nouvel épisode des vendredis du vin. Au programme, l'avenir du vin. En bref : « Quoi qu'on boira dans le futur ? »

Bon, on n'est pas rendu, parce que déjà que je ne sais pas ce que je vais boire ce soir, alors vous dire ce que boira ma voisine de palier dans 10 ans, ou le gardien du stade de mon village la semaine prochaine...

Et puis, phase d'immaturité ou pas, une fois le sujet transposé en mots clés (Doc ; futur), mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai filé sur mon Hoverboard jusqu'à ma cave pour essayer d'y trouver ce qui pourrait être mon idéal vinique futuriste. Mais les idéaux passionnels ont souvent une volatilité qui ne permet pas de choisir. Car plus que le vin étanchant mes plaisirs égoïstes d'un soir, c'est la forme qu'il revêtira, le goût qu'il prendra, à la lumière des choix sociétaux qui rythmeront notre avenir de buveurs passionnels, férus de culture liquide et de poésie gouleyante qui me semble important.

Étant donné les efforts fournis par certains prohibitionnistes de bas étages, il y a fort à parier que l'avenir pinardier du français moyen risque de se teinter de la noirceur de certains malbecs au regard inquisiteur. Et franchement, ce n'est pas le genre de scénario qui m'enchanterait. Imaginer les repas de famille, le simple barbecue du dimanche ou la promenade prometteuse me menant jusque chez mon caviste ou mon vigneron fétiche, sous la coupole de quelques slogans réprobateurs, serait un moindre mal. Mais quand je vois les propos tenus par ces dignes successeurs du Biff Tannen de Zemeckis sévissant à l'ANPAA, difficile de ne pas imaginer un futur ou le V.. deviendrait peu ou prou l’équivalent transatlantique du F word


Mais j'ai foi ! Foi en la nature turbulente et capricieuse de nos concitoyens. À l'heure où l'on décidera d'éteindre la flamme culturelle portée bien haut par ce fleuron tricolore, j'ai bon espoir qu'une fronde s'élève pour promouvoir ces élans de bonheur papillaire. Que le bon sens se conjugue au goût et à la richesse du vin pour faire battre en retraite ces discours rationalistes nourris au principe de précaution. Si l’éducation est une belle arme contre le danger, l'aveuglement des foules n'empêche pas les gens d'avancer et il faudra accepter sa part de responsabilité quand certains trébucheront par manque de lumière.  

Ainsi, au delà de nos batailles de clochers, joutant à grands coups de déviances imbuvables, de billets verts indécents, ou de sulfitages à la pertinence dénoncée, ce dénominateur commun qu'est le vin, doit à mon humble avis prévaloir sur cette ambiance de village gaulois ayant polluée le web ces derniers temps.




Car à la lumière des réjouissances partagées ici ou là, il semble tout de même que les récréations liquides prennent de l'embonpoint. Alors gardons toujours en alerte, cette vigilance idéologique qui teinte le vin d'une part de noblesse respectable et continuons à profiter du vin de demain, ou plutôt de celui de l'instant.

Un vin qui pour ma part, eu égard aux divers débouchages intempestifs de ces dernières semaines, serait aussi gourmand que ce muscat d'Alexandrie, croisé au détour d'une belle tarte, fait de fraises et de miel ; aussi pétillant et vif qu'une bulle de Jacquesson affutant nos papilles avant quelques agapes sustentatrices ; aussi croquant que le fruit Bien Luné de ce Costières paré de fleurs ; aussi pur et parlant que ce chardonnay jurassien... 

Bref, mon vin du futur sera un peu tout ça à la fois. Mais pour l'instant, impossible de vous dire quel sera mon vin de ce soir, alors bon...

David Farge "ABISTODENAS"


 

 





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La glouglousphère en GIFs animés #2

 

Parce que parfois une image vaut bien plus que quelques mots.

Parce qu'on n'est pas obligé d'être toujours sérieux quand on parle vin.

Le retour de la glouglousphère en GIFs animés ! Le printemps est là, il est temps de faire des provisions pour l'été. Les primeurs bordelais s'annoncent, tout comme les bouffes entre amis et la vie suit son cours au rythme des bouchons qui sautent.

À la vôtre ! 
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Quand les bordelais découvriront les vins du Languedoc.
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Quand tu veux aller chercher ton vin chez 1855.com.
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Quand c'est la foire aux vins et que tu es bien content d'être au chaud chez ton caviste.
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Quand tu espères une allocation en Bourgogne... et puis non.
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Quand le mot astuce prend tout son sens lors d'une dégustation.
 
Quand Bordeaux dévoile le prix de ses primeurs.
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Quand tu veux jouer les durs avec ton rouge au moment du fromage, 
mais que tu aurais mieux fait de m'écouter.

Quand la glouglousphère s'enflamme à cause du livre d'Isabelle Saporta.
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Quand ton conjoint t'explique que la cave n'est pas une chambre à coucher.

Quand ton pote veut mettre de la crème de cassis dans son champagne.
 

Quand un accord mets et vins n'attend pas.
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Quand tu sais enfin pourquoi tu tailles ta vigne sous la pluie
 alors que la météo avait annoncé grand soleil.

Quand, lors d'une dégustation, tu annonces "grenache !" 
et que tu as un pinot dans ton verre.

David Farge "ABISTODENAS"
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Le principe de la bouteille vide...

De l'objectivité d'une dégustation de vins... 

Petite analyse personnelle de ce que l'on pourrait communément appeler un jugement.

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Qu'il soit personnel ou collectif, qu'il se veuille universel, ou à contrario incertain et empreint d'humilité, la sentence d'un avis pose toujours problème quant à la pertinence que l'on doit y accorder. D'autant plus si la notion de goût personnel vient alimenter le champ des possibles à l'heure du verdict final. Ainsi, dans la jungle des opinions dansant autour de chaque bouteille, il est parfois difficile de distinguer la bien-pensance des uns, l'avis barré du monogame régional, celui du politicard du goulot et j'en passe. Bref, si l'on veut se rendre au récup'verre le cœur léger, si l'on veut pouvoir dispenser ses bons mots sur tel ou tel jus blotti au creux d'un verre sans pour autant asséner dogmes sur truismes, nul besoin de faire preuve d'une obséquiosité débordante ou de s'avilir à de quelconques postures moutonneuses.
Bouteille vide
Bouteille pas vide

Ainsi, le principe de base partagé tout au long de ces quelques lignes ne s'affichera pas tel un axiome incantatoire ou une quelconque démonstration imbibée d'une rationalité scientifique débordante, non, point de tout ça. Pour une fois, je me ferai le fervent défenseur de l'empirisme le plus primaire, celui qui fait d'un constat une preuve. N'y voyez pas là une forme de régression argumentaire, mais simplement un outil qui me semble des plus adaptés à ce formidable plaisir que peut-être le vin. Au même titre que certains choix supposés cornéliens pour quelques analystes du bout des doigts, me paraissent tout bonnement inutiles, le vin à parfois ses raisons pour s'affranchir de quelques théories à réserver au tableau noir. 

Bouteille vide
Bouteille pas vide

Car il faut bien l'avouer, dans cette quête du bon goût, si botter en touche consiste à dire que tous les goûts sont dans la nature, il faut bien de temps en temps rentrer au cœur de la mêlée et affirmer ses opinions avec un semblant d'animalité. Sinon s'en suivent simplement de grandes envolées dignes des plus belles plaidoiries passées ou à venir, à l'issue desquelles l'on arrive rarement à s'entendre sur un verdict unanime.

Il y a, certes, quelques intouchables, mais dans l’éclectisme proposé par la garde robe vinicole, difficile de trancher en faveur d'une tenue particulière pour habiller nos tablées des plus beaux drapés liquides. Alors, vous me direz, pourquoi vouloir choisir ? Peut-être parce qu'il est dans la nature humaine de vouloir étalonner, comparer, juger, afin de mettre à profit ces collectes d'informations parfois sentimentales, parfois plus rationnelles, pour alimenter qualitativement nos papilles.

Pour arriver à cela, après moult recherches, il me semble aujourd'hui pertinent d'affirmer que le Principe de la bouteille vide parait être le moyen le plus sûr pour juger de la qualité des partitions en présence.

Bouteille vide
Bouteille pas vide

Le principe est simple, mais s'accompagne tout de même de quelques pré-requis non négligeables.


Tout d'abord, il va de soi que l'assemblée plénière en faction se doit de pouvoir s'hydrater en quantité suffisante, afin qu'un éventuel manque, ne vienne à libérer quelques bas instincts, repoussant d'autant la clairvoyance d'un jugement tout à coup troublé par un éventuel déficit de munitions. L'on en vient alors à boire n'importe quoi, et son opinion s'en voit ainsi dénuée de tout intérêt valable.

Le second point, est d’arborer une curiosité de chaque instant, afin de ne pas tomber dans les travers de la facilité nourricière apportée par une source unique. Il faut beaucoup goûter, ce n'est pas le plus difficile, mais cela demande tout de même quelques efforts d'approvisionnement afin de ne pas revêtir trop rapidement les habits du schtroumpf paresseux... 

Mais par où commencer me direz vous ? 

Certains guides, plutôt bien fichus, vous donneront bien des pistes, mais les orientations idéologiques ou personnelles de ces intendants à la plume affutée et aux propos péremptoires ne portent en rien l'objectivité au creux de leurs pages. Ils ont la culture, ou du moins leur culture vinique, mais leur propre appétence liquide. Et quoi qu'on en dise, ces braves gens ne seront pas à table, à vos côtés, partageant vos mots et vos humeurs, à grands coups de fourchettes et de gouleyantes lampées de jus de raisins fermentés. Il y a aussi le caviste, cet amoureux de la dive, faisant certes ses choix, mais ayant l'oreille pour écouter, cerner ou dispenser précieux conseils et friands flacons derrière son comptoir. Mais il y a surtout vous, vos précieux moments de partage que vous souhaitez conviviaux, bercés par la mélodie de ces vins au pouvoir fédérateur débordant. Vous et vos goûts d'un jour, vos goûts de toujours chamboulés ici ou là par une rencontre fortuite, au détour d'un verre, d'un sourire et d'un grand moment de plaisir.

Bouteille vide
Bouteille pas vide

Alors bon, pourquoi attendre ? Il suffit d'un tire-bouchon, d'un peu de bonne volonté et de se laisser porter... Et alors, sur un coin de table, à l'issue de vos agapes liquides, après un rapide état des lieux, la sentence pourra tomber. Peu importe l'ordre, l'étiquette ou votre endurance. L'amitié et l'échange baignant l'atmosphère de ces bonnes bouffes entretiendront papilles et sens en éveil, en objectivant d'autant les différents paramètres.  

Un argumentaire mis à l'épreuve de nos réjouissances du week-end : une tablée, quelques amis, des canons cachés un temps, mais vite dévoilés et un verdict sans appel à l'heure d'user de ce fameux Principe de la bouteille vide. Notre assemblée composée de palais aux accointances diverses a ainsi pu se frotter à un échantillonnage varié, laissant certes une grande place à quelques belles étiquettes, mais obligeant d'autant à faire des choix à l'heure de se resservir. Et devant l'opulence de biens en présence, force est de constater que si les corps et les esprits se sont gorgés de ces plaisirs bachiques, le calme de la bouteille vide n'a pas empli tous les flacons du jour, mais son principe à objectivement mis tout le monde d'accord.

Et comme il existe cent façons de parler d'un vin, il existe autant d'instants pour en profiter. Les vérités d'un jour n'étant celles du lendemain, le Principe de la bouteille vide aura eu au moins le mérite de nous éclairer sur l'authenticité de ces réjouissances. 


David Farge "ABISTODENAS"
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Armagnac : l'or du Sud-Ouest

Chers lecteurs, chères lectrices, j'ai pêché. Rien de bien méchant me direz-vous, mais tout de même. Pour la première fois j'ai accepté de me faire inviter et je vais en parler. Bon rassurez-vous, je n'ai pas accepté n'importe quoi ! Et puis l'invitation n'empêche pas la critique... Dans les quelques lignes à venir, vous ne me verrez donc pas me prostituer pour la dernière marque de slips fluo à la mode, ou défiler comme égérie de l'ultime crème anti poignées d'amour. Non, j'ai bourlingué par monts et par vaux, au cœur d'un de ces pays de Cocagne qu'on aime à sentir sous ses pieds, dans son verre ou dans l'assiette. Laissant traîner ma curiosité au fil des maisons dont nous avons franchi le perron, j'ai été présenté à cet or en bouteille, venant lécher les contre-forts de notre ville rose : l'armagnac.

C'est à l'initiative du Bureau National Interprofessionnel de l'Armagnac (BNIA) que je me suis embarqué, un samedi matin habituellement dédié à la couette et l'oreiller, dans une de ces pérégrinations aux allures de colo pour adultes. Au programme, beaucoup d'Histoire, d'histoires et de confidences liquides, aux vapeurs parfois troublantes.
Bon, pour ce qui est de l'armagnac, je ne vais pas vous la jouer GO d'un jour, d'autres l'on très bien fait avant moi. Je vais donc laisser cet alcool de quiétude et ses larmes au flegme enivrant, menant tantôt aux flâneries de fin de repas, rythmant, souvent, les débats parfois houleux d'un apaisant Allegro ma non troppo, imprimer sa mesure sur cette belle journée de découverte.

C'est d'abord sur la commune de Saint-Puy, entre les murs de la famille Lassus que nous nous sommes laissés aller à une longue étreinte faite de bons mots défilant à outrance... L'impression que le Château de Monluc devenait le lieu où tout s'était passé. Des inimitiés de nos voisins anglais, poussant quelques vignerons gersois à ajouter un peu d'alcool à leur vin pour une meilleure conservation et assurer ainsi, la pérennité d'un commerce agricole auquel la vigne prenait part, au concours de circonstances, faisant d'un étourdi ayant oublié un peu de ce distillat de vinage au fond d'un fût, le père caché de cet élixir, tout y passe.
Mais le château de Monluc est surtout connu pour sa liqueur d'armagnac et d'orange, dite Pousse-Rapière. Personnellement, le produit ne m'enchantant guère, j'eus préféré continuer à boire paroles et tremper mes lèvres au creux de ces histoires où le temps joue les premiers rôles. Le repas de midi sera une première occasion. Les arômes de fruits confits, de miel, pain d'épices, chocolat, cuir, écorce d'orange, vanille, cire d'abeille... rythmant un déjeuner aux couleurs et senteurs de l'or du pays. Une mention particulière pour ce 1986, porté par la fraicheur d'une rose, la gourmandise d'une figue et la noblesse d'une patine d'une rare finesse. L'armagnac se plait à table, essayez un accord mêlant son caractère à une belle tranche de roquefort et vous comprendrez. 

La sieste n'étant pas au programme des réjouissances du jour, nous quittons alors cette demeure faite de souvenirs et d'histoires dans l'Histoire. Blaise de Monluc, guerrier pacificateur de notre chère Gascogne et compagnon posthume de notre séjour au creux de ses murs y acheta par exemple, la paix de son pays, à grands coups de cuillers caloriques. Comme quoi, cette fière rapière, emblème des lieux, ne fut qu'une frêle arme en comparaison du pouvoir des mets locaux, liquides ou solides.

 
Les mémoires alourdies par tant d'anecdotes, nous continuâmes notre périple en direction de Lannepax pour y découvrir le travail d'un autre ambassadeur de l'armagnac : la famille Delord. Au delà de la grande qualité des armagnacs produits par cette belle maison, c'est au coeur de ce process d'élaboration que se trouve une grande partie des charmes de cette romance liquide. Des alambics, à la rutilance entamée par un usage sans faux-semblant, au chai, permettant aux eaux de vie d'Armagnac de murir sereinement, avant de terminer parfois leur course au Paradis, lieu de repos où le temps s'efface pour que la mémoire du domaine puisse perdurer à jamais (ou presque), tout est symphonie de patience.

À la dégustation, la rondeur et la souplesse caractéristiques de la maison, cajolent les humeurs sans manque de caractère. Ma préférence s'est porté ici sur un 25 ans d'âge au doux rancio balancé par la fraicheur d'un ananas confit et d'enivrante notes d'encens balayées par une pointe de poivre. Mais dans l'ensemble la gamme est accessible, avec des boisés assez discrets et bien fondus.
Mais l'Armagnac c'est aussi la Gascogne et le renouveau du vin, car la poésie des eaux de vie distille une patience que trop peu de gens prennent le temps de dompter. C'est ainsi qu'aujourd'hui, la région est aussi bien connue pour ses vins blancs aromatiques, balançant plus ou moins qualitativement un équilibre sucre/acide semblant convaincre bon nombre de personnes. Un essor qui bénéficie à la région, mais dont le charme semble se perdre dans ces vins souvent calibrés. Notre dernière étape au Domaine Chiroulet a contribué à dépeindre cette humeur chancelante qui semble poindre face à ce pragmatisme, dépassant de plusieurs têtes, l'idéaliste nourri au romantisme viticole des tous petits que je crois être. Tout y est pourtant : l'amour du métier, la passion, l'envie de bien faire... mais l'échelle d'un tel domaine, le besoin de maîtrise, me paraît être comme un nouveau courant idéologique se dressant face à un passéisme dont une part de moi-même ne démord pas de sa pérennité dans le temps. Les vins sont bien faits, mais ne possèdent pas cette flamme qui leur donne un peu plus que cette fonction nourricière première dont l'amoureux aime à s'affranchir. Mon intérêt se porte tout de même sur ce rouge, grande réserve 2010, bien jeune et encore marqué par l'élevage, mais dont la finesse lui confère une personnalité intéressante.
Reste ce caractère bien trempé d'un grand-père ne voulant pas céder aux sirènes d'un modernisme que l'on ne peut condamner tout de go. Ce travail, dont le temps n'a pas modifié les usages, permettant ainsi au domaine de proposer des armagnacs ancrés dans la Ténarèze. Des eaux-de-vie au caractère bien trempé, à la hauteur des six générations ayant pour but, depuis plus de 150 ans de bonifier ce terroir.
Au final, une belle journée placée avant tout sous le signe de l'Histoire. L'Histoire d'un pays de Cocagne, au sein duquel il fait bon se balader et se perdre dans les vapeurs enivrantes de cet élixir régional qu'est l'armagnac. J'y reviendrai, très bientôt, découvrir d'autres talents du vin, sous toutes ses formes, et ainsi, continuer à plaider la cause de cette quintessence liquide offerte par la terre, avec ces mots, au creux d'un petit verre de blanc (ce jour là, un godet de Vain de Rû de Dominique Andiran, autre bonhomme du cru), ou dans les murmures poétiques d'une coulée d'or, taillant sa route aux creux de la bouche, comme cette mémé de Larroque sur l'Osse, parcourant ses vignes à bicyclette, pour œuvrer comme tous, à promouvoir un pays qui vit de sa diversité. 
 
David Farge "ABISTODENAS"
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La glouglousphère en GIFs animés #1

Parce que parfois une image vaut bien plus que quelques mots.
Parce qu'on n'est pas obligé d'être toujours sérieux quand on parle vin.

Voici une nouvelle rubrique sur le blog, une compilation de gifs illustrant la vie parfois mouvementée, parfois placide et souvent gourmande de la glouglousphère. De l'amateur passionné, au blogueur trituré, en passant par le pro caricaturé ou le buveur du dimanche, petit tour en images sur le web pinardier.

Bonne lecture !

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Quand tu goûtes un grand vin pour la première fois.
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Quand tu veux absolument un rosé pour te rafraîchir.
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Quand tu te décides enfin à ouvrir un Chablis.
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Quand tu veux expliquer à ton fils le problème de l'alcool au volant.
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Quand les prohibitionnistes découvriront enfin le monde fabuleux du vin.
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Quand tu pars pique-niquer et que tu as oublié le vin.
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Quand tu penses que le vin est, comme beaucoup d'autres choses, une histoire de mecs.
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Quand un œnologue t'explique que le vin c'est simple comme bonjour.
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Quand le marketing propose une campagne : 
"Les vins du Sud-Ouest, des vins d'hommes".
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Quand on vendange à la machine.
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Quand tu rentres de dégustation et que tu veux prouver que tu as bien craché.
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Quand tu te dis que ce ne sont pas trois cacahuètes qui vont éponger trois heures de dégustation.
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Quand tous les moyens sont bons pour atteindre le comptoir du dernier bar à vins en vogue à Paris.
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David Farge "ABISTODENAS"
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