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Roma, Nutella, Carbonara...

Rome, ville éternelle, son Histoire aussi dense qu'un gnocchi de supermarché et aussi riche qu'un tiramisu, ses vieilles pierres, sa brochette infinie d'églises... Dire que j'ai pris plaisir à déambuler dans les rues de ce musée à ciel ouvert serait un euphémisme. Découvrir Rome, ou même la redécouvrir, est un plaisir immense. Malgré tout, ce ne sont pas quelques coiffes papales, une louve de bronze ou la chaleur d'une arène encore imbibée du sang passé qui peuvent nourrir les chairs épaisses du bon vivant que je puis être...

Ce périple romain fut donc aussi le théâtre d'une quête aussi historique que calorique, celle de la quintessence gastronomique d'une vie : la carbonara.
Oui, j'ai bien dit la carbonara, vous n'avez pas mal entendu. Non, parce que ces derniers temps on avait plutôt l'impression que l'anthologie de la cuisine italienne se résumait à un peu de pâte à tartiner sur une tranche de pain. Loin de moi l'idée de totalement dénigrer ce fameux Nutella, lui qui enduisit une partie des goûters de ma jeunesse, mais de la à en faire un emblème national... Sans vouloir faire injure à la noisette, un simple plat de pâte bien fichu possède un bagou bien supérieur à toutes les tartines grassouillettes que vous voudrez bien me servir.

 
Et puis parler de progrès quand on aborde un pot d'huile de palme et de sucre dans lequel baignent quelques noisettes et un peu de cacao... 

Bref, revenons à nos pâtes à la carbonara.

Loin d'être un érudit de la chose, je commençais donc mes recherches via le réseau d'illuminés du couteau et de la fourchette sillonnant le web, ce qui me mena notamment ici. Faire est une chose, mais avoir un modèle est aussi indispensable qu'appréciable à l’heure d'envisager une mise en pratique ...
Les différentes discussions, échanges d'adresses, auront accouché d'une recommandation claire : nous faire passer la porte de chez Roscioli, institution romaine dont le nom circule aussi évidemment chez les touristes, frange non négligeable de la population romaine dont nous nous revendiquions lors de ce séjour. Il est d'ailleurs parfois agréable de succomber quelque peu aux facilités du vacancier maladroit. Se laisser glisser dans le flot de quelques couillonades possède un certain charme, vous en conviendrez ou pas, mais boire un Spritz au coucher du soleil, sur la terrasse d'un café de la Piazza Farnese, ou sacrifier à un simple sandwich hors de prix pour éviter la syncope d'un soleil maltraitant une attente internationale face aux arcades du Colisée, peut s'avérer aussi jouissif que d'aller pisser contre un arbre après trois heures de route. 

Bref, même si nous n'avons pas osé emprunter un Vespa pour nous frayer un passage dans la circulation très particulière de la capitale italienne, la carte postale était belle, et malgré tout, nous n'avons pas cédé à la folie surréaliste des cannes à selfie, nouvel outil indispensable pour qui veut réussir son séjour.
Mais retournons chez Roscioli. À 20 heures, nous franchissons le seuil de cet établissement un peu particulier, car le restaurant fait aussi office d'épicerie fine et de cave à vin. Aussi, il peut-être un tantinet désagréable, à l'heure de s'installer, de se voir proposer une table  placée contre une vitrine réfrigérée pour manger un repas qui, malgré la qualité des produits, sera loin d'être donné, alors que des quidams viennent chercher quelques tranches de jambons par dessus votre épaule... Surtout que la salle, découpée en trois parties bien distinctes, possédait bien des charmes en d'autres endroits : un sous-sol bruyant et agréable dans lequel festoyaient les italiens, une grande salle où les étrangers au portefeuille légèrement plus épais que le notre éclusait des Rayas et des Romanée Conti et ce couloir pour touristes déshérités, visiblement mis de côté, et sûrement moins regardant sur le service. 

Ce n'était peut-être que la vérité de ce soir là, toujours est-il que malgré une réservation plusieurs jours à l'avance, nous voilà accolé à un mur de bouteilles, certes de qualité, mais dans le passage régulier des clients de l'épicerie. On aura connu meilleure installation...
Heureusement, dans l'assiette, le recentrage d'attention fut immédiat. Après quelques tranches d'un très gouteux jambon et une rafraichissante boule de mozzarella à vous faire regretter vos achats français de ce que l'on ose encore appeler mozzarella di buffala, voilà qu'approche enfin notre assiette de pasta a la carbonara*.

Une assiette de spaghettoni crémeux goutant à un repos de courte durée dans leur lit d'œufs battus et de pecorino romano, qu'un voile de poivre vif et odorant vient remuer pour le plus grand plaisir de nos papilles. En quête d'un plaisir toujours plus intense, la fourchette pioche, plonge, explore et ne peut éviter les quelques morceaux de Guanciale croustillants sous la dent. Un bonheur simple comme une cuillère de Nutella dirait aujourd'hui Ségolène... 
 
Le progrès est une chose, mais qu'il vienne se substituer au respect, avec ses airs de nouveau caïd de la cour de récré ne le servira qu'un temps. Du moins je l'espère. Car quand le produit, simple et généreux s'empare en toute simplicité de chaque coin d'une assiette, il n'est nullement besoin d'une déclaration d'intention ministérielle pour que chacun comprenne où se trouve l'église, ni la place du village. 

Sur ce, je file me perfectionner encore un peu, car l'interprétation française des pâtes à la carbonara n'est pas non plus aussi simple qu'on pourrait le croire. Mais pour sûr, comme vous dès à présent, ni crème, ni lardons caoutchouteux et encore moins d'oignons, ne viendront se frotter contre les flans affutés de mes quelques paquets de pâtes soigneusement rangées au cellier. Gardons ça pour les lendemains de fêtes, où seul un gras bien primaire peut venir panser un estomac encore chahuté. Nous appellerons ça différemment, et nous garderons ces joues de cochon et quelques œufs fermiers pour les grandes occasions, celles qui derrière leur apparente simplicité cachent bien souvent leurs plus grands secrets...
   


* Clairement les meilleures pâtes à la carbonara que nous ayons pu goûter durant notre périple. Car évidemment, nous ne nous sommes pas limité à une simple expérience du genre...
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BREAKING NEWS - On arrête plus le progrès, comme dirait notre Royal ministre... Pour preuve, voici le nouveau fleuron de la gastronomie internationale, ou du moins, ce qui pourrait bien le devenir. (Si vous le voulez bien, on parlera des Oreo une autre fois. À chaque jour suffit sa peine.)

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La glouglousphère en GIFs animés #7

Parce que parfois une image vaut bien plus que quelques mots. 
 
Parce qu'on n'est pas obligé d'être toujours sérieux quand on parle vin.

Voilà l'été, voilà l'été ! L'heure est à la légèreté, et voici donc, malheureusement servi sans son bol de cacahuètes ni son verre de rosé bien frais, un nouvel épisode de la glouglousphère en GIF's animés. 

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Quand tu tombes sur une publicité pour du vin sur Internet. #LoiEvin

Quand tu tentes de dépasser les 2 verres par jour recommandés.

Quand ta cave aurait besoin d'un bon rangement.
 

Quand tu te lèves le matin et que tu n'as bu que du vin nature la veille.

Quand on t'invite à l'avant-première de la foire au vin du Hard Discount du coin.

Quand il fait 35°C dans ton appart' et que tu n'as toujours pas acheté de cave à vin.
  
Quand tu ne bois que des macérations carboniques.

Quand tu découvres que vigneron ce n'est pas que ramasser du raisin et boire des coups.
  
Quand c'est dégustation gratuite de beaujolais au supermarché du coin.
   
Quand tu prends conscience de la véritable signification de l'expression : 
"Boire le verre de trop".
  
  Quand tu te risques à initier un buveur d'étiquettes aux joies du vin naturel.

Quand le débat sur le vin naturel s'envenime un peu.


Quand tu pars enfin récupérer ton allocation chez...
 (Compléter avec le nom du vigneron de votre choix)

Quand tu attends que ton caviste ouvre car dans 1 heure les copains arrivent.

Quand ta plus belle bouteille se trouve être bouchonnée.
  
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Et toujours, à voir ou à revoir :  




   

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CINSAULT(veur) #11 : Le cinsault en Version Originale.

En quête de nouvelles sources régionales de cinsault, je dois bien avouer que ces derniers jours furent prolifiques. Et cette semaine, c'est à nouveau du côté d'Aniane que nous allons nous rendre. Le cinsault est ici chez lui, dans ce Languedoc prisé des amateurs de beaux jus. Aniane, nouvel eldorado du vin ? Toujours est-il que dans ce coin on trouve aujourd'hui un sacré nombre de pépites liquides... 

Bref, faisons simplement un petit pas de côté pour nous retrouver chez Olivier Cohen, à Argelliers dans l'Hérault, où depuis le début de l'année 2014 il a repris les vignes d'un propriétaire aujourd'hui parti profiter de sa retraite... Autant dire que cette aventure sent le neuf.

Premier millésime dans le verre, notons tout de même que Monsieur à bon goût en mettant le cinsault à l'honneur de sa première cuvée de rouge. Un cinsault qui s'est trouvé un bon petit copain en la personne de quelques grappes de grenache bien juteuses venues compléter un pressurage direct vif et rafraichissant de ce mal-aimé cantonné aux simples rosés... Au final, une fermentation qui se déroule sans accroc et une mise en bouteille façon primeur le 15 novembre dernier, sans ajout de quoi que ce soit. Un vin au naturel, un vin en Version Originale. Et l'été approchant, il était légitime que ce genre de bouteille face de l’œil à mes papilles en mal de fraîcheur. Un coup de tire-bouchon plus tard, la découverte fut à la hauteur de mes espérances : pour 10 balles, dans le verre se balade un vrai jus de fruits, plein de vivacité, pur, glissant, mais non dénué de corps. L'éternelle corbeille de fruits rouges se voit ici complétée d'une note de jasmin et de quelques feuilles de menthe qui rendent le canon irrésistible.
Un beau canon, un jeune vigneron : l'envie d'en savoir un peu plus me démangea rapidement le clavier. Un coup de fil plus loin, quelques minutes passées avec Olivier au téléphone, et me voilà de nouveau sur ce terrain que j'affectionne tant : celui du partage et de la simplicité. Olivier me balance un flot d'informations dépeignant ce cheminement qui le mena du métier de caviste à celui de néo-vigneron : son passage chez Thierry Allemand à Cornas, ses amis et plus fidèles conseillers, parmi lesquels Philippe Valette, Antoine Arena, Fred Rivaton ou encore les frères Ledogar... Il est là pour apprendre, essayer et comme il est de bon ton de le rappeler : On a qu'une seule vendange par an pour s'améliorer...
Aujourd'hui à la tête d'un petit domaine de 7 hectares, Olivier semble tout de même savoir où il va. Trois cuvées composent sa gamme, en commençant par ce vin de potes, agréable et sans chichi. Pour les plus sérieux, une cuvée syrah/carignan/merlot viendra nourrir les bonnes tablées, quand le rosé rincera tout ce beau monde à l'heure d'ouvrir les parasols. À la vigne, l'enherbement semble être une évidence pour permettre au sol de conserver une faune et une flore indispensable à ses yeux. D'autant plus qu'il se sent privilégié car il a pu acquérir des terres déjà en conversion biologique, label qu'il pourra apposer dès l'année prochaine, même si la certification n'est pas forcément une finalité pour lui. Mais de ses propres mots, il avoue tout de même préférer bosser et enchainer la paperasse pour Ecocert plutôt que de se noyer dans le cahier des charges et l'administratif de l'appellation, carcan dans lequel il ne se sent pas à l'aise (d'ailleurs ses vins sortent en Vin de France). 

Sans paraitre dogmatique, Olivier, dévoué à sa passion, a une idée claire de ce qu'il veut faire. Ayant côtoyé quelques tronches célèbres du vin nature, il se nourrit de leurs expériences, conscient de l'apport non négligeable de ces grands d'hier et d'aujourd'hui, qui, essuyant les plâtres durant des années, peuvent aujourd'hui appuyer une nouvelle génération plus légitime que jamais dans le nuancier de la viticulture locale. 

Son premier jet est en tout cas une réussite et j'espère rapidement pouvoir lui rendre visite, car au-delà d'un vin qui interpelle, il y a toujours une ou plusieurs personnes qu'il faut rencontrer, ne serait-ce que pour pérenniser les valeurs d'une boisson faite avant tout pour le partage et l'amitié.


Les Vignes d'Olivier
43, route de Puechabon
34380 Argelliers
Tél : 06 26 54 18 90
Mail : oliviercohen@live.fr
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CINSAULT(veur) à la carte...

Carte des cuvées de cinsault dégustées sur le blog :
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Ode à la pomme.

Presque trois semaines sans écrire... Cela ne m'était pas encore arrivé depuis la création du blog. Manque de souffle, peut-être ; d'inspiration, sûrement pas. L'appétit vient en mangeant dirait l'autre, celui d'écrire n'y coupant pas, je continue, je persévère et c'est certainement cet enthousiasme glouton qui me ramène un peu ici aujourd'hui.

Un retour aux affaires qui commencera par un brin de nostalgie enfantine. Moi, simple drôle de quelques années, haut comme trois pommes, épais comme un magret dont on enleva jamais la peau, j'aime aussi parfois me rappeler ces souvenirs, ces petites choses jalonnant mon quotidien de gosse. Lire et manger notamment, derrière ces deux verbes, un fatras d'anecdotes comme autant d'actes fondateurs ancrés dans ma prime jeunesse.

Le coup de cuillère était agile, il l'est toujours je vous rassure, et aimait à creuser galeries et sillons profonds au cœur de chaque assiette. Mais une de ces gourmandises qui faisait pétuler de plaisir mes papilles est sans aucun doute ce dessert, ce quatre heures de fainéant qu'il était pourtant si agréable de maltraiter. Cette galéjade gastronomique c'est la pomme au four. Avec elle, est sûrement né mon amour fou pour la Reine des Reinettes, la Grise ou même la Gala et la Golden. Quand on est gamin, on fait pas le difficile, les étiquettes importent peu... 

Aujourd'hui encore, j'aime à croquer le fruit défendu, à le siroter dans la fraîcheur frisante d'une bulle de cidre, ou simplement le croiser au détour d'un verre de mauzac régional laissant la part belle à la pomme fraîche.

Mais alors que le microcosme pinardier semble se déchirer quelque peu, alors que dans le même temps le vin continue de couler à flots dans les chaumières joviales de ce riche nuancier de bons vivants, je ne puis m'empêcher d'avoir une petite pensée pour ce noble fruit malmené depuis quelques semaines, devenu l'un des emblèmes de la contestation gustative opposant les buveurs patentés de notre village gaulois. On gueule, on déclame, on crie, on déverse son amour pour le vin, la nature ou le vin nature. L'invective est parfois rude, mais sait aussi se muer en déclaration d'amour à la Bacri, le tout, le plus souvent en place publique. Et au milieu de ce flot de paroles apte à vous faire tourner votre verre au vinaigre, v'là t'y pas que l'on retrouve ma petite pomme, dans un mélange des genres, la qualifiant tantôt de blette et méchante, tantôt de manante normande juste bonne à faire glisser une crêpe. Ainsi propulsée persona non grata de notre verre de blanc, je m'interroge et réalise soudain l'origine d'une part de ma tolérance.

Fustiger l'à peu près d'une bouteille est une chose, s'attaquer ainsi au fruit de ma jeunesse en était devenu presque trop. Heureusement, c'est dans ces moments là que le hasard arrive parfois à soulager les aigreurs soudaines provoquées par de telles diatribes. Au quotidien, vous le savez déjà peut-être, mais je gère une classe de marmots et une école. Aucun rapport me direz-vous ! C'est peut-être vrai quand on s'agite au tableau autour d'une complexe question de grammaire, ou que l'on délibère du sort de quelques gâteaux à partager équitablement, mais  parfois, les univers s'enlacent, se mêlent, et au détour d'une pause poétique, tout à coup, le plaisir succède à la surprise quand roule sur mon bureau la parfaite expression de mon affection pour la pomme. Car aujourd'hui, installée derrière sa voix fluette de midinette, c'est bien une déclaration d'amour que s'en vient me servir une de mes élèves. Et je puis vous assurer que le chant enfantin de cette porte-parole de la cause des pommes seyait particulièrement au verbe gourmand de Pablo Neruda...
Ode à la pomme

Pomme, je veux
te célébrer,
en m’emplissant
la bouche
de ton nom,
en te mangeant.

Toujours
tu es nouvelle comme rien
ni personne,
toujours
juste tombée
du Paradis :
pleine
et pure
joue émue
de l’aurore !

Qu’ils sont
malaisés,
comparés
à toi,
les fruits de la terre,
les raisins cellulaires,
les mangues
ténébreuses,
les osseuses
prunes, les figues
sous-marines :
tu es pure pommée,
pain embaumé,
fromage
de la végétation.

Quand nous mordons
dans ta ronde innocence
à nouveau
pour un instant
nous sommes
aussi des enfants nouveau-nés :
nous avons quelque chose encore
de la pomme.

Je veux
une abondance
totale, la multiplication
de ta famille, je veux
une cité,
une république,
un Mississippi de pommes,
et sur ses rives
je veux voir
toute
population
du monde
unie, réunie,
dans l’acte le plus simple de la terre :
mordre dans une pomme.


Pablo Neruda
Oui, elle m'aura bien mis du baume au cœur avec sa poésie, la petite... Sur ce, je pense que je vais m'en aller faire préchauffer mon four, évider quelques pommes saupoudrées d'un peu de sucre et un verre de loin de l'oeil à la main, profiter de ces quelques vers qui édulcoreront un peu plus le je m'en foutisme empreint de désolation qui s'est emparé de moi ces derniers temps, à la vue de ces batailles d'ego sans réelle saveur. 

David Farge "ABISTODENAS" 
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