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Make Cassoulet Great Again !

C'est l'histoire d'un cassoulet, ou plutôt d'une amitié, ou peut-être même bien les deux. Mais c'est aussi une histoire belge, aussi gourmande que drôle d'ailleurs, parce qu'on s'est quand même parfois bien fendus la poire.

C'est l'histoire de quelques couennes, d'un régiment de haricots tarbais et des leurs acolytes* venus des quatre coins d'un cochon local, pressés de prendre l'avion pour un baptême de l'air, une épopée charcutière, malheureusement sans retour pour eux.
Cuisiner un cassoulet, c'est comme profiter d'un bon vin, ça a le goût du partage. La recette y est évidemment pour partie, mais l'assemblée conviée à festoyer autour de la cassole sera celle qui, assurément, donnera la touche finale au plat. Le goût de l'amitié doit en effet suinter de chaque assiette, sans quoi, malgré les efforts consentis, la finale de chaque coup de fourchette risque de s'en voir légèrement affadie.

De la liste des ingrédients nécessaires, il ne faudra donc surtout pas oublier quelques éclats de rire, tintements de verres ou autres embrassades appuyées...

Sûr de l'accueil et de la légendaire hospitalité belge qui m'attendaient à quelques mille kilomètres de mon sud natal, remplir une valise de cochonnailles devenait donc une évidence. Sans oublier d'emporter une écharpe, un bonnet et quelques vêtements chauds, me voilà donc parti pour un périple de 3 jours en terres liégeoises, dont ce cassoulet devait être le point d'orgue. Bon, autant vous le dire tout de suite, ce cassoulet fut plus un fil rouge qu'un aboutissement, car il fut évidemment inutile d'attendre une pelletée de haricots pour commencer à frissonner de plaisir, un verre à la main et la fourchette alerte. 
Mais avant de retrouver la suite de ces pérégrinations chez les Goeyvaerts & Lacroix dans un prochain billet, concentrons nous sur cet ambassadeur populaire de la gastronomie, celui qui, couennes en bandoulière, est venu, l'espace d'un week-end, répandre la bonne parole sur les nobles terres des Annie Cordy, Jean-Claude Van Damme, Claude Barzotti et autre Plastic Bertrand. 

Faire un cassoulet c'est avant tout avoir de beaux produits, d'où la valise... Attention, je ne dénigre en rien la cuisine locale, mais le cassoulet c'est un peu comme le rugby : une histoire dont on ne cause sérieusement qu'une centaine de kilomètres autour de Toulouse**. Passé Montauban, il n'est déjà plus possible de trouver une saucisse à griller de bonne facture, alors au pays de la croquette de crevettes grises, de la gaufre et de la frite à la graisse de bœuf***... 

Fin de la digression. 

Je disais donc qu'il fallait de beaux ingrédients. De beaux ingrédients mais aussi et surtout une cassole. La cassole ? C'est ça : clique sur le lien pour découvrir que la poterie ça peut être autre chose que les cœurs en terre cuite offert par tes enfants pour la fête des mères.
En hôte consciencieuse, Sandrine avait donc pris les devants et commandé une de ces merveilles locales...
 
Nous étions donc parés. 

Et maintenant, place à la recette... Mais attention, comme il n'y a pas deux cassoulets identiques, il n'y a pas de recette miracle. Vous en ferez donc ce que vous voudrez, car moi-même, je la modifie à chaque fois. Pas en fonction de la Lune ou d'une quelconque croyance, non simplement en fonction du rayon de mon boucher, de mes humeurs, de mes envies ou de mes oublis. Le cassoulet est un plat simple, il n'a pas vocation à rentrer dans un cadre rigide. Il est comme un tube de Johnny, un film avec de Funès, ou toutes ces choses qu'on aime à s'approprier un peu : populaire. J'en avais d'ailleurs déjà proposé une première mouture, il y a quelques temps, et le prochain sera sûrement encore un poil différent.


Cassoulet façon "Abistodenas chez les Belges"

Pour une cassole de 10 personnes environ... 

- 1 kg 800 de haricots tarbais frais (que l'on peut congeler à la fin de l'été)
- Quelques coustelous (autrement appelés travers de porc. On peut en compter 6 ou 7, ça fera l'affaire)
- 1 morceau de jarret de porc ou/et de petit salé (qu'on veillera à dessaler, hein ;) )
- 1 morceau de poitrine salée
- 2 saucissons de couennes (ou plus quand cela devient un péché mignon...)
- 300 g de couennes fraîches et un pied de cochon
- 2 oignons
- 2 carottes et un poireau
- Un peu de coulis de tomates
- 1 tête d'ail rose
- 3 cuisses de confit canard
- 700g de saucisse de Toulouse (mais s'il y en a un peu plus, c'est pas bien grave...)
- Beaucoup de poivre et un poil de sel (les ingrédients s'en chargeront !)
- Un peu de thym, de laurier et quelques clous de girofle.
Si vous utilisez des haricots secs, votre recette commencera l'avant-veille du service. Mettez à tremper 1 kg de vos haricots préférés (lingot de Mazères, coco de Castelnaudary ou de Pamiers, ou encore haricot tarbais si les vous préférez bodybuildés) pour une durée de 24 heures. Puis, dans une grande marmite vous préparerez un bouillon avec votre pied de cochon, quelques couennes, un peu de poitrine, quelques grains d'ail, du poivre, votre oignon clouté, les carottes en rondelles, le poireau taillée plus ou moins grossièrement selon votre goût, une ou deux cuillères à soupe de coulis de tomates et le bouquet garni. Après une matinée de frémissement, vous ajouterez vos haricots et les saucissons de couenne. Si vous souhaitez évitez de bouffer un cassoulet façon EHPAD ou version étoilé, déstructuré, passé au siphon et autres excentricités sans mâche, il conviendra, dès ce moment là, de ne plus remuer votre marmite. Il faut préserver votre haricot. 
À côté, dans une poêle, faire revenir le reste des viandes (sauf la saucisse qu'on fera griller au dernier moment et le confit que j'ajoute un peu plus tard), avant de les envoyer dans le grand bain. Laissez cuire 3 heures, le temps de manger et d'aller faire un tour. Nous sommes maintenant veille de cassoulet, il est 15 ou 16 heures, il est temps de montez la cassole.
Frottez celle-ci avec de l'ail et à la graisse de canard, puis y déposer quelques couennes cuites au bouillon. À la louche, ajoutez des haricots dans leur jus pour faire une première assise qui accueillera le jarret coupé en morceaux, les saucissons de couennes en grosses rondelles, les morceaux de poitrine, les coustelous et le petit salé. Poivrez chaque fois que vous y pensez et recouvrez du reste des haricots en veillant à ce que le jus nappe bien l'édifice. 
Gardez précieusement un petit litre de jus de cuisson qui permettra de réanimer votre cassoulet le lendemain matin. Enfourner à 130°C pour une première cuisson de 3 à 4 heures qui permettra la formation d'une première croûte brunâtre qu'il conviendra d'enfoncer délicatement à chaque fois qu'elle se reformera. Il est 22 heures, l'heure d'éteindre votre four et de laisser la nuit à vos haricots pour faire connaissance et s'imprégner de l'ambiance pour créer l'alchimie idéale de votre repas à venir.

Le Jour J, rallumez votre four à 110°C et verser deux louches de bouillon à sa surface histoire de le réveiller un peu après cette nuit d'ivresse passée à s'acoquiner de toutes ces cochonneries. À la reprise d'un léger bouillonnement de surface, enfouir délicatement les cuisses de confit coupées en deux et revenues à la poêle quelques minutes, puis laisser cuire sans regarder l'heure. Évidemment, vous n'avez pas oublié, le temps de cette cuisson lente, de casser à plusieurs reprises la croûte se formant en surface... 
Au moment du service, faites griller le rouleau de saucisse dans le lequel on viendra piquer à discrétion, jusqu'à ce que le plat soit vide. Il ne reste plus qu'à profiter de quelques flacons venant laver le consistant menu et vous voilà repu et ravi, prêt à recommencer, car comme chacun sait, l'amitié comme le bon vin aident à digérer...

Nous concernant, entre quelques bulles de haut vol un après repas à l'éclectisme parfaitement maîtrisé, nos hôtes jetèrent leur dévolu sur deux très beaux magnums : un superbe gamay du très talentueux et très attachant David Large, et sur un jus fédérant le trousseau, la mondeuse et la syrah du grand Fanfan Ganevat. Deux accords parfaits pour faire glisser couennes et haricots durant toute une soirée.
Un excellent moment que ni la terre "sacré" d'une cassole, ni la cochonaille, aussi bonne soit-elle, ni ces quelques nobles haricots, auraient pu à eux seul rendre possible... Alors encore merci à vous Sandrine, Laurent, Mila et Ugo, ainsi qu'à vos amis. Oui, un immense merci !


* L'histoire ne dit pas qu'en fait, le jarret s'est fait la malle avant de rejoindre ses congénères. Peur de l'avion, faiblesse momentanée, ou simple oubli, toujours est-il qu'il a fallu trouver un remplaçant sur place car à l'ouverture de la valise, point de jarret de porc. Et à ce jeu là, c'est une bouchère qui a gagné le gros lot en me proposant (quand elle a appris que c'était pour cuisiner un cassoulet) ... roulement de tambour... : des saucisses fumées. Comme nous n'avions pas le temps de monter un bûcher, nous avons simplement pris du petit salé, qui, sorti du banc des remplaçants au dernier moment à parfaitement jouer son rôle.

** Et encore...

*** Une bonne dose de mauvaise fois est le plus souvent requise quand on veut causer sérieusement de cassoulet, comme quand on cause rugby d'ailleurs...



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La glouglousphère en GIFs animés #12

Parce que parfois une image vaut bien plus que quelques mots.

Parce qu'on n'est pas obligé d'être toujours sérieux quand on parle vin.

Décembre, bûche, sapin, belle-mère, guirlande, foie-gras, encore de la bûche, famille, cadeaux, chapon, saumon, Tino Rossi, chocolats, chocolats à liqueur, marrons, huîtres, cotillons... et surtout beaucoup de tchin-tchin dans les yeux, et donc, du vin...

Bref, c'est bientôt les fêtes, et voici, servi dans son plat argenté, le douzième épisode de la glouglousphère en GIFs animés !

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Quand tu viens de boire 2 verres du Saint-Émilion vieilli en fût de chêne à 5,99 euros de tonton Paul.


Quand on t'annonce que tu seras assis à côté de ta belle-mère à Noël.

 
Quand tu crois faire une bonne affaire en achetant un champagne à 10 balles au supermarché.


Quand tu regardes les photos de bouteilles sur Facebook.


Quand tu veux simuler une cuite au champagne de supermarché.


Quand tu veux ranger une bouteille mais que ta cave est pleine.


 
Quand tu échoues au test de "Celui qui conduit c'est celui qui ne boit pas".


Quand tu essaies d'ouvrir un magnum cacheté à la cire.


 Quand tu rentres du boulot et qu'on te propose un verre de champ' pour l'apéro.
 

Quand tu trouves que bon, y a pas de défauts, y a juste des bouteilles aux arômes audacieux.

 
Quand tu as du citrate de bétaïne dans ta pharmacie et que tu vois l'enchaînement des fêtes arriver.
 

Quand après le vin rouge sur le fromage, on te propose des bulles sur ta bûche de Noël.

  
Quand tu crois trouver un vin "nature" au supermarché.
 

Quand tu penses que pour le réveillon 2 bouteilles de champagne pour 8 suffiront.




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Et toujours, à voir ou à revoir :     

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Osez Joséphine

Décembre...

Les pulls moches, les engueulades en famille, la batterie en plastoc' offerte à ton fils par un tonton ayant décidé de renouveler ta prescription de Doliprane pour l'année à venir, le chapon, les chocolats à la liqueur de mémé et l'odeur du sapin qui habille de ses lumières les sombres soirées au coin du feu...

Et au milieu de tout ce marasme fait de guirlandes, de foie gras, de playmobil et de sourires d'enfants, comme chaque année, notre calendrier de l'Avin. Petit morceau de littérature vinique se dévoilant chaque jour au coin du web, il aura pour thème cette année : les bulles

Si caractéristiques de ces festivités de fin d'année, elles permettent, en grandes quantités, de tolérer sa belle mère, mais aussi de ravir nos papilles affutées en cette période de gueuletons. Alors, si le champagne se taillera sûrement la part du lion, je vous propose, depuis les collines de mon sud-ouest, de jouer la carte régionaliste et d'embarquer pour les contreforts pyrénéens, en rejoignant le pays limouxin, ses blanquettes et ses crémants...
Mais avant d'enlever le muselet de notre élu de ce 5 décembre, parlons terroir. Car si Limoux est à l'évidence une terre de bulles, il faut savoir que Roquetaillade en est sûrement la capitale. Avec son cirque minéral et ses vestiges rappelant qu'ici aussi, il y eut la mer, Roquetaillade et ses parcelles de vignes perchées à plus de 500 mètres d'altitude, est le berceau idéal de nos plaisirs liquides à venir. 
Arrêtons nous donc chez Gilles et Geneviève en charge du Domaine des Hautes Terres... Ici, les bulles se conjuguent aussi au rouge ou au blanc pour mettre en valeur le malbec, le chenin, le chardonnay ou le mauzac. Des vins frais et cristallins profitant de ce terroir unique entre océan et méditerranée pour se forger un caractère et une identité propres et hautement respectables.
Les bulles ? C'est Joséphine. La fille de Gilles. Un assemblage de chardonnay, chenin et mauzac. Un crémant comme en champagne, non-dosé pour ne pas voiler l'élégance d'un vin se suffisant à lui même. Pas de maquillage, pas de fioriture, juste du vin.

Et le résultat me direz-vous ?

Une bulle fine et bondissante qui balade son parfum comme un printemps naissant. Oscillant entre une brassée de fleurs blanches, une poire juteuse et une poignée d'amandes, c'est un canon aussi vif et joyeux qu'une bande de gamines jouant à la marelle ! Posez-en un verre à côté de quelques cuillères d'un tartare de saumon aux herbes ou avec un beurre truffée et vous serez conquis...
Alors pour les fêtes, pour juste faire hennir les chevaux du plaisir, osez rejoindre Limoux, Roquetaillade et les vins de Gilles Azam. Osez Joséphine !

David Farge "ABISTODENAS"

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Bref, j'ai eu du cul.

Bref,

Parfois dans la vie on a des gros coups de cul : gagner un bon coiffure au loto de l'école du village, tomber sur la fève et ne pas se casser une dent, acheter une fringue à sa taille sur Internet, ou encore, fêter le beaujolais nouveau sans avoir l'impression que Lara Fabian fait des vocalises aux quatre coins de votre crâne le lendemain matin.

Moi, perso, je n'ai jamais vraiment eu de cul. Surtout quand je buvais du beaujolais nouveau. C'est d'ailleurs peut-être pour ça qu’aujourd’hui j'ai du mal avec Lara Fabian. 

Et puis un jour, allez savoir pourquoi, la chance a tourné...

Affalé dans mon canap', le soir, j'ai mes petites habitudes.

J'aime bien boire une tisane, même si à chaque fois je me crame à la première gorgée.
J'aime bien prendre un bouquin, mais comme je discute en même temps, je relis plusieurs fois les mêmes pages et quand on me demande si c'est bien, ben je sais pas trop.
J'aime bien manger un bon chocolat, mais le plus souvent j'en ai pas, alors je mange des Granola.
Et puis, j'aime bien regarder les annonces du Bon Coin avec l'espoir de trouver un trésor. 

Trouver un trésor sur le Bon Coin...

Le genre de phrase à la limite de la correction. Trouver un trésor sur le Bon Coin c'est un peu comme penser qu'on va bien bouffer à une soirée vegan, chercher de la poésie dans un disque de Jul, écouter du rock français, ou pire, boire du vin anglais

Puis, j'ai vu L'ANNONCE. 

Le gars vendait un Richebourg 1967 de la Romanée-Conti. Je l'ai relu plusieurs fois en me disant que c'était pas pour moi, que cette quille improbable dont je ne connaissais pas l'histoire avait peut-être passé dix ans posée sur la télé d'un inconnu avant de se retrouver dans un garage, où l'été, il fait aussi chaud qu'un quinze août à Marrakech. Malgré tout, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai envoyé un mail. Peut-être parce que la bouteille était à vingt bornes de chez moi, peut-être parce que j'avais bouffé un Bisounours, peut-être parce que, pour une fois, j'avais envie d'avoir du cul. 

Puis j'ai attendu. 

Le gars voulait vendre la bouteille, mais moi, je voulais l'échanger parce qu'il était hors de question que je vende un rein, un gosse ou ma collection Panini foot 1993 pour une bouteille dont la probabilité d'en tirer une régalade devait être à peu près aussi élevée que celle de croiser Christine Boutin sur un char de la Gay Pride.
Et finalement, j'ai eu cette bouteille. Tout à coup, j'eus l'impression d'être Indiana Jones tenant le Graal entre ses mains, Deschamps levant la coupe du monde, le singe du Roi Lion brandissant Simba, ou même un peu les trois à la fois.

Quelques semaines plus tard, sans trop d'espoir, après quelques bulles et avant une série à en faire pâlir un vendeur d'encyclopédies, notre Richebourg quinquagénaire a débarqué. Aussi fringuant qu'un Mike Jagger dopé au guronsan, aussi complexe et élégant qu'une tirade proustienne, le roi pinot récita sa partition avec l'éclat d'un jouvenceau et la classe d'un Michael Jackson en moonwalk. Ce fut un moment inoubliable.

À ce moment précis, je compris ce que pouvaient ressentir les gens qui ont déjà réussi un lancer de bilboquet ou ceux qui arrivent à ne pas faire crever une plante verte en moins de trois jours.

Bref, j'ai eu du cul.


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Plus de Bref.

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Gaillacois par passion et par conviction.

Par un beau samedi de printemps...

Non. Reprenons.

Par un sale samedi pluvieux de novembre, veille de rentrée qui plus est, me voilà parti rejoindre, tel un Sancho Panza régional, l'entreprise ô combien louable de quelques Don Quichotte gaillacois attachés à leur terre comme notre hidalgo à ses idéaux.

Bref, direction Lavaur et la boutique de Bertrand Denizot, l'Accord Parfait, écrin au combien stimulant de cette rencontre placée sous le signe des mauzac, braucol, duras et autre loin de l’œil... Une sacrée put... de cave cet Accord Parfait ! Une sélection pointue et accessible* : de jolis canons locaux, des grands noms, des jeunes qui débutent, des gourmands, des élégants... et un dénominateur commun : le bio, à minima.

Une adresse et un tenancier pro et dynamique en poche, il ne restait plus qu'à accueillir les protagonistes de cette histoire tarnaise. 4 vignerons historiques du gaillacois : Virginie Maignien du domaine Causse Marines, premier domaine passé en bio sur l'appellation, où elle travaille avec Patrice Lescarret, Florent Plageoles venu représenter le domaine du même nom, Damien Bonnet du domaine de Brin et Nicolas Lebrun tenancier de L'enclos des Braves.

Le point commun de ces quatre vignerons gaillacois ? Une vision commune et exigeante de la viticulture qu'ils partagent avec quelques autres collègues au sein de l’association Terres de Gaillac. Un collectif qui, de part l'élaboration d'une charte** plus exigeante que le cahier des charges d'une AOC où les coop' règnent encore en maîtres, a pour but la sauvegarde d'un savoir-faire évident, d'une identité forte, tout en y ajoutant une dimension environnementale qu'il n'est plus possible aujourd'hui d'ignorer.

"Les vignerons de Terres de Gaillac (TDG) se reconnaissent dans la notion d’Appellation d’Origine Contrôlée telle qu’elle fut pensée et construite au début du 20ème siècle, afin de rendre compte de la diversité et de l’originalité des vins produits dans les grands terroirs français."

Une démarche qui n'est donc pas seulement liée aux simples pratiques agricoles mais au sein de laquelle raisonnent aussi les notions de terroir et de typicité. En effet, quoi de plus troublant de voir toute l'ampélographie bordelaise coloniser le causse gaillacois, alors que braucol, duras, loin de l’œil, mauzac, ondenc ou prunelart pourraient continuer de charmer les papilles de leur accent local si singulier ?

Car ils ne manquent pas de personnalité nos dignitaires tarnais ! Venus pour l'occasion faire déguster leurs différentes cuvées, et par la même, profiter de la présence de la radio locale*** pour se fendre avec énergie et pédagogie d'un plaidoyer en faveur d'un produit retrouvé, il est évident que leur message résonnait tout autant au fond des verres que derrière les micros.  

De la vivacité gourmande et digeste des Peyrouzelles de Causse-Marines à l'élégant et profond toucher de bouche de la cuvée Amphore de Damien Bonnet, de l'évidente personnalité de chacun des mono-cépages mis en avant par les Plageoles aux très accessibles canons de l'Enclos des Braves, le gaillacois a, à l'évidence, largement de quoi bomber le torse, des tablées la ville à rose aux rayonnages les plus éclectiques des quatre coins de France. Car derrière toutes ces charmantes personnalités, c'est tout le talent d'une équipe d'une dizaine de vignerons qui s'expriment à chaque coup de tire-bouchon.
Mais cette journée baignée entre autres par la cochonnaille et le caractère du braucol, fut aussi l'occasion de quelques nouvelles réjouissantes. Tout d'abord, la découverte d'une gamme de jolis canons qui lance Romain Plageoles, dans le grand bain. Des raisins du cru, avec parfois un accent un peu plus pointu, mais sacrément bien fichus : mention toute particulière au gamay et au merlot !

Enfin, LA bonne nouvelle du jour : après avoir passé la journée à discuter avec notre Rémy Bousquet national (mais montalbanais avant tout), j'ai eu la confirmation que notre dessinateur du cru reprenait du service, et ça, c'est bien cool. Alors surveillez ses moindres faits et gestes car ça ne saurait tarder...


Bref, ce fut une belle journée que nous avons terminée derrière le micro, en duo, décontractés et enthousiastes, avec la certitude que le gaillac continuera à couler à flots grâce à ces vignerons et vigneronnes aussi passionnés que talentueux ! Alors, merci à toi Bertrand d'avoir organisé cette rencontre. Et longue vie à ton Accord Parfait, tu le mérites amplement...

   * Quelques vignerons que vous retrouverez chez Bertrand à l'Accord Parfait : Plageoles, Causse Marines, Brin, L'Enclos des Braves, Mas del Périé, Château La Colombière, Château Gombaude Guillot, Domaine des Pothiers, Lapalu, Château Mangot, Maxime Magnon, Mas d'Agalis, Domaine des Hautes Terres, Les Clos Perdus, Mas Foulaquier, La Terrasse d'Elise, Clos des Jarres, Domaine Pelissols, Lestignac, Le Sot de l'Ange, Domaine de la Garrelière...

** La charte Terres de Gaillac :
*** Voici le lien vers le podcast de l'émission consacrée à Terre de Gaillac sur Radio d'Autan : cliquez ICI
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Les livres comme le vin...

 
Depuis tout petit j'aime les livres. Comme encore beaucoup de personnes d'ailleurs, bien heureusement. J'aime l'objet, le fumet gourmand de ses pages qui évolue dans le temps. C'est ce livre tout juste sorti de sa librairie, encore chaud comme une baguette de boulanger, l'odeur du papier comme celle d'une chocolatine au petit-déjeuner, ou encore celui retrouvé au creux d'un grenier familial, jauni par les années et dont le parfum n'est pas sans rappeler la mémoire tapissant les murs d'une cave. Des mots et des idées qu'on aime à déguster l'instant présent, armés de patience et affrontant le temps comme le bouquet d'un vieux bourgogne ne voulant pas dire son âge. Oui, j'aime les livres comme le vin.
Les livres comme le vin sont une source inépuisable d'histoires...
Les livres comme le vin sont une source inépuisable d'émotions...
Les livres comme le vin sont une source inépuisable de souvenirs...
Alors quand ta libraire préférée décide de s'ancrer définitivement dans ta commune, en installant ses linéaires dans un lieu lui appartenant, à quelques mètres de sa charmante boutique en location depuis maintenant un bail, la solidarité s'organise. Comme Nailloux possède son passeur d'idées liquides, Nailloux doit aussi avoir sa librairie. Litres et ratures ont leur bout de chemin à faire ensemble, c'est évident.
Les livres comme le vin sont un lubrifiant social évident !
Les livres comme le vin sont un appui de réflexion évident !
Les livres comme le vin racontent l'humanité comme personne, oui, ça aussi c'est évident !
Quelques semaine plus tard, ce sont plusieurs milliers d'euros que ces amoureux ont choisi de poser entre les mains de celle qui balade leur esprit, égaie leurs soirées de lecture dans la lumière tamisée d'une nuit tombante, et bien plus encore. Plus la somme sera coquette, plus l'écrin à venir sera à la hauteur des trésors qu'il abritera. Il reste une petite quinzaine de jours pour que Nathalie puisse accomplir notre souhait à tous : savoir qu'aujourd'hui comme demain, les livres (comme le vin), continueront d'éclairer notre quotidien.

Si vous souhaitez obtenir plus d'informations et éventuellement participer comme plus d'une centaine de personnes l'ont déjà fait, tout est (très bien) expliqué ici : https://fr.ulule.com/librairie-detours/



 
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Librairie Détours
Tél/fax : 05.62.47.07.33

Mail : librairie.detours@orange.fr

Adresse (pour quelques mois encore) : 2 rue du Laytié, 31560 Nailloux



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