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GLOUGLOU Awards #2015

Plus élégant qu'un défilé de robes sur les marches d'un festival du film, plus parfumé qu'une fin de foire agricole, plus noble qu'une cérémonie monégasque des plus chiatiques, plus enivrant qu'un vernissage mondain arrosé au mauvais champagne, voici venu la troisième édition du palmarès, haut combien subjectif, de mes tribulations viniques de l'année écoulée.

Mesdames et messieurs, bienvenue à la cérémonie des GLOUGLOU Awards #2015 !

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Glouglou "Vous avez pas la même en plus grande ?" 
Mas des Agrunelles - Les Mauves 2012 - Vin de France
Du cinsault évidemment ! Mon coup de cœur de l'année :
Un vin profond, floral et vif comme on aimerait en siroter bien plus souvent. D'une évidence folle, il semble déployer son jeu comme une bande de cadets tâtant la gonfle depuis leur sortie de la crèche. Fluide sans être diaphane, juteux sans être enfantin, élégant sans lever le petit doigt... Bref, c'est bon et même très bon.
Un jus languedocien qu'on boirait par seaux ! Si vous passez donc par Argelliers, rendez visite à Frédéric Porro et Stéphanie Ponson au Mas des Agrunelles, et n'oubliez pas, demandez des magnums !


 Glouglou "De toute façon pour 10 balles t'as plus rien aujourd'hui..."
Terre des Chardons - Bien Luné 2014 - Costières de Nîmes
J'adore ce vin ! Même pas 9 euros chez mon caviste, et à peine plus de 5 euros si on le prend en bib'... Que demander de plus ? Syrah et grenache forment ici un jus friand, vif et extrêmement digeste. Le genre de vin qu'on aimerait pouvoir ouvrir quand un copain franchit la porte de la maison à l'improviste et pour mille autres bonnes raisons. 
 
Glouglou "Forever bulles !"
Jacquesson - Avize Grand Cru 1996 - Champagne
Champagne forever... again ! L'an dernier je vous parlais d'un Jacquesson 2000 qui m'avait réconcilier avec la Champagne. Cette année, bis repetita avec ce Grand Cru 96 100% chardonnay bu entre amis sur des gnocchis aux morilles. Un très beau vin d'une folle jeunesse malgré ses presque 20 ans. Évidemment on est moins sur le vin rafraichissant qui fait le bonheur de nos papilles à la Noël, mais parfois, ajouter ce brin de complexité permet de sortir le champagne de ces caricatures festives n'ayant pas l'exclusivité du genre. Ici, les notes de céréales se conjuguent à une touche de nobles champignons tandis que la patine légèrement miellée d'une bouche encore extrêmement vivace donne à cette bouteille un sentiment d'allonge infinie. Un très grand champagne !


Glouglou "Beaucoup plus que du sucre..."
Vial-Magnières - Cuvée André Magnères 1995 - Banyuls Grand Cru
Les pieds dans l'eau, le soleil couchant caressant la nuque, quelque part entre Collioure et la frontière espagnole, tandis qu'un disque de jazz dissimule sa mélodie entre le ressac de quelques vagues et les volutes de fumée d'un cigare se consumant à même le sable...
Un Banyuls élégant, sachant dissimuler avec élégance un sucre léger complémentaire d'un rancio de grande classe. Le parfait vin de méditation...


Glouglou "Si ma tante en avait..."
Et oui, mais ma tante n'en a pas pas... Alors même si les exceptions existent, l'Angleterre n'est pas encore cet Eldorado du vin que le réchauffement climatique promet de l'autre côté de la Manche. On en rigole encore, mais attention au mal de crâne : quand un raisin n'est pas mûr, traficotage et business en calèche ne peuvent rien contre la gueule de bois ! Un "glouglou de plomb" bien mérité...


Glouglou "Découverte of the year"
Vignereuse - CroiZADe 2014 - Vin de France

Stéphane Othéguy - Les Massales 2012 - Côte-Rôtie
Il fallait bien un peu de syrah au palmarès de cette édition... Commençons par cet assemblage syrah/duras de nos voisins gaillacois. Une nouvelle tête nommée Marine Leys, ayant fait ses armes chez les Plageoles avant de monter sa Vignereuse en terres tarnaises. J'ai découvert dernièrement ce petit vin excitant à souhait : un jus poivré et acidulé, fin et très digeste, laissant pleinement s'exprimer un fruit frais et mordant. Du pur plaisir made in Sud-Ouest !

Sur des terroirs plus nobles, mon autre découverte a les racines plantées à Ampuis. Stéphane Othéguy y cultive cette Côte-Rotie 100% serines à l'élégance folle. Un vin évidemment jeune en l'état et pourtant déjà très accessible. La syrah épicée, vive et séveuse comme je l'aime... l'élégance de la Côte-Rotie en plus. Terrible !


Glouglou "The Rouge of the year !"
La Maison Romane - Les Perrières 2008 - Corton Grand Cru
Une soirée toulousaine, en défilé de bouteilles ponctué du plaisir bruyant d'une table regroupant vignerons, cavistes et passionnés... et soudain, à l'aveugle, ce vin. Le pinot est un des cépages à mes yeux les plus complexes à rendre vibrant. Combien de fois je me suis fait chier à boire de grands bourgognes. Désolé pour ceux que cela choquerait, mais je n'ai pas besoin de lever le petit doigt et de sortir le chéquier pour me faire plaisir avec un verre de vin.

Mais là. 

Là, c'était toute l'élégance et la pureté d'un grand terroir s'exprimant parfaitement dans une année où je me suis souvent régalé. Fumé, épicé, frais, ce vin a enthousiasmé nos papilles, d'autant plus que le fruit préservé de cette bouteille apportait un supplément de gourmandise des plus agréables. La grande Bourgogne était dans nos verres, à n'en pas douter.


Glouglou "The Blanc of the year !"
Jacques Puffeney - Vin Jaune 1990 - Arbois
Il y a les grands vins, et puis, il y a les très grands vins, ceux qui laissent une empreinte indélébile sur vos papilles. Ce vin jaune de l'un des maîtres du genre, Jacques Puffeney, est un de ces monuments liquides que l'on espère pouvoir goûter une seconde fois dans sa vie. 1990, un millésime d'anthologie en terres jurassiennes, et dans le clavelin trônant sur la table, rien d'autre qu'un moment inoubliable : un tapis infini d'épices douces, la fraîcheur juvénile d'un vin intemporel encore au début de sa vie, la pureté d'une bouche traçante au volume aussi large qu'exubérant, bref, le genre de vin qui peut vous faire couler une petite larmichette. Intense.



Glouglou spécial du Jury
Ermitage du Pic Saint Loup - Guilhem Gaucelm 2010 - Pic Saint Loup

Il n'y a pas que du glouglou qui se boit par seaux ou des mastodontes alcooleux dans notre cher Languedoc, il y a aussi de très grand vins. Cette grande cuvée de l'Ermitage du Pic Saint Loup en est pour moi la preuve.
Un vrai coup de cœur. Nez de groseille, frais et réglissé, le vin présente des caractéristiques proches d'une Grange des Pères avec plus de finesse et de fraîcheur. En bouche le vin est un modèle d'équilibre, articulé autour d'une trame minérale des plus plaisantes. C'est fluide, ça glisse tout seul, et ce, malgré une matière et une complexité bien réelles. Finale saline salivante pour un vin d'une rare sapidité. 
Un grand vin de chez nous qui n'a pas à rougir face à certains noms bien plus prestigieux, et un glouglou spécial amplement mérité.
Glouglou d'Or 2015
Clos Puy Arnaud 2001 - Côtes de Castillon
Il arrive parfois de boire un vin qui soit la définition exacte de ce que l'on attendait de lui. Voici donc ma définition d'un très grand bordeaux, une définition liquide se suffisant à elle même. L'évidence d'un vin qui maîtrise sa partition avec fougue, dynamisme et élégance classique. Un vin bu dans une phase des plus agréables où se mêlent le charme de la patine du temps et le fruit encore fringant d'une pleine maturité : le merlot élégant, fumé, viandé, réglissé, portant encore de fort belle manière son petit panier de baies noires. Un vin plein, profond, évident... Une définition signée Thierry Valette.

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C'est ainsi que se clôture cette troisième édition des GLOUGLOU Awards. J'aurais pu vous parler de bien d'autres vins mais ce concentré d'émotions liquides résume assez fidèlement le plaisir immense que le vin aura pu générer cette année encore. 
Bonnes fêtes à tous, que sautent les bouchons et s'emplissent les verres au son du glouglou. Tchin !

David Farge "ABISTODENAS"


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Wine Wars

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine (bon, pas si lointaine en fait) ...

Clique sur la vidéo si tu veux voir le générique spécialement créé pour l'occasion...



Dernièrement, un nouvel ambassadeur du côté obscur de la Force a fait son apparition au sein de la glouglousphère. Une jeune padawan du goulot n'ayant eu la volonté nécessaire pour affronter l'apprentissage difficile qui mène à la sagesse. Cédant aux sirènes hurlantes de l'Empire, voilà qu'elle tenta de pervertir les épicuriens du web avec un breuvage indigne des palais joyeux vantés par la Rébellion...
"Tentant le côté obscur de la Force sera..."
Tout commença ici. Une histoire retorse de Villageoise, dont personne ne douta un instant du but dissimulé au creux de ce maladroit stratagème. Cette nouvelle tête de gondole venue titiller le snobisme parfois décrié d'une glouglousphère ronronnante apparaissait ainsi comme un nouveau champ de mine qu'il allait devoir combattre.
Évidente illustration du snobisme de la glouglousphère.
Dans un premier temps, ce fut l'humour qui s’empara de la chose, arme malheureusement inefficace face à la véhémence d'un propos largement baigné par le côté sombre de la Force. Meurtrie, une réplique pleine de colère surgit alors des entrailles de son blog battant maintenant clairement pavillon noir. L'Empire se mettait à découvert, il fallait en profiter... 
Ne jamais sous-estimer le pouvoir du côté obscur de la Force.
Le propos survolté de celle que l'on nommait encore Nina se devait dans un dernier souffle de déverser un caddie de violence liquide à la figure de cette Alliance guindée ne jurant que par ses "jus naturels boboïsants". Malgré tout, l'Alliance décidait de ne pas s'en laisser conter...
Là s'arrêtera ma digression intergalactique pinardière.

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Non mais sans déconner ! Faudrait pas nous prendre pour des saucissons Justin Bridou quand même ! C'est pas parce que la mode est à la parole décomplexée qu'il faut raconter des conneries aussi grosse qu'un demi-muid ! Parce que vraiment, qui pourrait nous faire croire que le life style à la cool passera forcément par un poireau cuisiné à La Villageoise ou un domac (sic) glissant au fond du calbut à grosses lampées de rouge aromatisé à la sucette au coca. 

Un peu de décence quand même ! C'est pas parce qu'on est décontracté, fun, avec un swag dément, qu'on doit se faire arnaquer en achetant des mignonnettes de champagne à paillettes ou qu'on peut se laisser aller à bouffer un Viennetta arrosé au Mouton Cadet. Outre le fait qu'on ne mange pas les emballages, le packaging clinquant d'un produit n'interdit pas pour autant les mises en garde.
Le côté obscur de la Force fera de vous des moutons (bon, là c'est des chèvres mais vous avez compris le truc).
Alors oui, chère Nina, tu en as sûrement rajouté un peu (moi aussi d'ailleurs). Mais inutile de se cacher derrière un tissu de pseudo-mensonges pour justifier tes écrits. Tu me répondras sûrement (ou tu ne me répondras pas) que tu fais ce que tu veux, et que les gens, eux aussi, sont libres de leurs choix. Mais quand même...

Je suis persuadé que tu aimes le bon vin et que tu sais compter. Comment peut-on traiter les gens de "wine-snobs aux goûts de luxe" quand on propose à ses lecteurs un champagne vendu plus de 10 euros les 20 cl ? Le prix d'une bonne vraie bouteille de crémant en terre limouxine... Alors, à moins que boire de la bulle audoise ne soit pas assez "trendy", faudra m'expliquer un peu. Idem avec ton fameux coffret Boule de Noël de chez Rothschild. J'ai fait une petite recherche : la bouteille et ses quelques splendides boules Made in China te délesteront de la modique somme de 49 euros. On parle de ce que l'on peut picoler pour un billet de 50 ou je m'arrête ?
C'est bien sympa la mode, mais c'est pas toujours pratique...
Bref, au delà de ce discours convenu, c'est sur un tout autre versant que je voulais terminer ce billet. Il est évident que l'on ne peut ignorer l'utilité de ce genre de positionnement marketing pour les grandes marques. Capter une jeune clientèle en la détournant de produits de qualité qu'elle ne pourra jamais fournir est à n'en pas douter un peu plus qu'une astuce pour l'industrie pinardière de caniveau, et penser qu'en tétant des fonds de cuves aromatisés à la grenade on arrivera à intéresser les gens avec ce fleuron national qu'est le vin, une simple connerie.

Pourquoi ? Car confier les clés du savoir à des agences de pub adeptes du 4 par 3 de bord de route écarte de fait toute dimension critique ou éducative. Une éducation qui n'a pas a être forcément moralisatrice, rébarbative ou autoritaire. Elle est avant tout là pour donner le choix, développer l'esprit critique et rien ne lui empêche d'être aussi fun qu'un emballage à paillettes véhiculant l'esprit de Noël. 

Dans un environnement visant uniformiser les comportements, les goûts et les couleurs, je ne suis pas certain que le lectorat des blogs ait besoin de se voir conforté dans de tels choix. Alors certes, cultiver la curiosité n'est pas chose aisée, mais je suis persuadé que le temps fera son ouvrage. "Que la Force soit avec toi chère Nina !", en attendant nous continueront, je l'espère, d'en rire.


 David Farge "ABISTODENAS"

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Du vin de tout poil : le debrief des #VDV80

Mieux vaut tard que jamais...

C'est avec un peu de retard que je vous livre le compte-rendu de cette 80ème édition des vendredis du vin placée sous le signe du poil. 

Au programme : une douzaine de participants, du vin de bon glou et des découvertes censées livrer "une mise à nu de nos états d'âmes pileux sur fond de mélodies liquides..."

Découvrons donc le poil cuisiné à toutes les sauces, en espérant ne rien trouver de douteux au creux de certains verres...

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Débutons avec Tom qui a profité de la sortie du dernier opus de la saga Star Wars pour interviewer Chewbacca et causer un peu pinard au coin du feu.

Nathalie Merceron sur son blog dédié à la cause rhodanienne nous invite à découvrir les vins de Pablo Hocht, barbu sévissant au Domaine du Crève-Coeur à Séguret.

Guillaume Deschamps, rebaptisé depuis peu Roumégaïre, nous rappelle que le toucher d'un vin orange peut nous mettre les poils. Pour cela, direction l'Italie et le frisson généré par le talent de Stefano Bellotti.

Maïlys, de retour aux affaires après un petit temps d’absence, nous parle d'un vin ayant redonné du poil de la bête à Frédéric Palacios, victime de la grêle et encore debout grâce à la solidarité locale.
 
Nicolas Fernandez, auteur du Serpent à plumes et néo-vigneron de son état, nous cause lui d'un Clos 2005 du Domaine Milan débouché pour accueillir une boule de poil.

Marius, roi du calembour sur le blog Dans la bouche, un palais fait aussi des ronds de jambe à la belle Italie en louvoyant verbalement jusqu'au pays du nebbiolo.

Marie Lallemand nous propose de passer à l'apéro avec un petit blanc moustachu adepte du jeu de mot bancal de fin soirée.

Quant à André Fuster, il se rappelle ses jeunes années où Sean Connery s'épanouissait à faire le guignol en slip moulant, avant de venir brosser la moustache de Nicolas Lesaint à qui il a réussi à refourguer un chaton... #WTF. Enfin, il nous parlera pinard, avec les vins velus du Domaine du Bouscat.

De côté de chez Swan de la Belgique, Sandrine profite de l'occasion pour faire un clin d’œil à cette égérie liquide que peut être le cinsault tout en dépeignant ce que devrait être le vin en tant qu'organe de plaisir.

En référence à l'initiative Movember qui fait chaque année du web une espèce d'arbre généalogique où tout le monde tente de ressembler à Tom Selleck ou à un membre de sa famille, Audrey Martinez nous a dégotté un petit héraultais moustachu.  

Fred Truchon nous ramène lui à l'âge du pré-parkerien pour y découvrir ou redécouvrir un des étendards liquides du bordelais : Bel Air-Marquis d'Aligre.

Enfin, sur les pages de ce blog, je vous amène sur les traces d'un indomptable aux allures de gorille gourmand et sauvage né dans le sud audois...


Montage créé avec bloggif

Voilà, c'est sur cette note musquée que je clôture ces ultimes vendredis du vin de l'année 2015. Et maintenant, que glissent les chapons, que sautent les bouchons et que ces fêtes soient une réussite du verre et de l'assiette... Tchin !


 



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La glouglousphère en GIFs animés #9

Parce que parfois une image vaut bien plus que quelques mots.

Parce qu'on n'est pas obligé d'être toujours sérieux quand on parle vin.

Climat politique morose, terrasses de café en deuil, moral en berne... Cette fin d'année n'a pas grand chose pour elle, si ce n'est notre art de vivre à la française, solution idéalisée par bon nombre d'entre nous pour sortir la tête du brouillard.

Des copains, quelques verres, des bons mots et des assiettes bien pleines : quoi de plus simple et de plus efficace pour jouir simplement d'un quotidien parfois bien terne

Et pour faire passer tout ça, en cette fin d'année qui voit s'approcher à grands pas les gueuletons de Noël et autres festivités sentant le renne et le vin chaud : une peu de GIFs, de vin et d'humour de comptoir... Tchin !



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Quand y a plus rien à boire en terrasse (mais que tout le monde à sa polaire car ça caille, quand même.) #JeSuisEnTerrasse



 Quand tu t'obstines à vouloir mettre des glaçons dans ton rosé (même l'hiver).



Quand tu tentes d'ouvrir une bouteille de vin bouchée à la cire.



Quand tu découvres le dernier tire-bouchon Screwpull au pied du sapin.



Quand à 3 heures du mat' tu te dis que le Vélib' c'est pas si mal vu ce que t'as picolé.

 


Quand tu réalises enfin pourquoi le vin est un indispensable des fêtes de fin d'année. #facepalm



Quand le Tout-Paris reçoit son invitation pour le Grand Tasting.



Quand on t'explique que tu peux déguster en mâchant ton vin mais que tu n'es pas convaincu.
 


Quand un parisien voit des vignes pour la première fois.



Quand tu t'apprêtes à affronter une nouvelle série de repas de famille durant les fêtes.



Quand le soir de Noël, après 3 heures d'apéro, on passe enfin à table.



Quand Tonton René te dit : "Ce petit rouge, tu m'en diras des nouvelles... et interdiction de cracher !"



Quand tu approches de la fin du repas et que tu checkes qui est en face de toi.


 

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Et toujours, à voir ou à revoir :  

 
La glouglousphère en GIFs animés, épisode 1
 

 

 

 
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Sapin, vin et bouquins...

Sauras-tu retrouver, avant la fin de ce billet, le nom du domaine caché dans ce rébus "hommage à Eva", notre spécialiste du genre ?

4 décembre...

Début décembre, comme chaque année, revoilà notre Eva et son bien nommé Calendrier de l'Avin... Un calendrier qui permet d'enchainer les découvertes liquides, tout en égrainant vertueusement les journées passées jusqu'à la Noël. En ce 4 décembre, me retrouvant en charge d'une quatrième case synonyme d'un état de santé encore préservé des gueuletons de fin d'année, je m'en vais légèrement déroger à la règle en vous proposant un petit détour par la librairie. En effet, la course aux cadeaux à déposer au pied du sapin commençant à s'intensifier, nourrir de quelques idées supplémentaires le catalogue des éventuelles emplettes en cours ne serait peut-être pas une mauvaise chose...

BD, bouquins, journaux : déguster les mots, boire sur papier glacé, n'aura jamais le charme et la vertu d'une bonne bouteille, mais cette source de culture liquide n'est pas non plus à négliger. D'autant plus que les déclinaisons littéraires dédiées au vin semblent aujourd'hui se multiplier sur les étals. 
  • Commençons par le génial Michel Tolmer qui sort en cette fin d'année un nouveau tome des aventures de ses dégustateurs de choc, les bien nommés : Mimi, Fifi et Glouglou. Le premier opus mêlait subtilement rasades de bons vins, camaraderies et douces moqueries sur fond de dégustation au sérieux tout relatif, nul doute que ce second volume qui confronte à nouveau nos trois compères, pleins de mauvaise foi et d'enthousiasme, saura vous ravir ! (Mimi,Fifi et Glouglou - Tome 2 : Dégustateurs de combat - Michel Tolmer - Les éditions de l’épure)
  • Dans un style totalement différent, j'ai eu l'occasion de lire les cinq premiers tomes de Châteaux Bordeaux. Sorte de Plus Belle La Vie du vin bordelais, cette BD assez bien fichue vous embarque dans le quotidien d'une famille en plein doute après le décès du patriarche. Le domaine, menacé de disparaitre, doit ainsi faire face à de nombreux problèmes que l'opportunisme et le bagou d'une certaine exception  bordelaise se chargeront de résoudre sans trop de difficultés. Sympa, mais un peu loin des réalités... (Châteaux Bordeaux - Corbeyran/Espé - Glénat)
  • Pour satisfaire tout amateur de vin en quête de bons mots et de savoir alimentant à foison sa passion, s'il ne devait y avoir qu'un cadeau à faire, nul doute que Le Rouge et le Blanc serait la solution ultime. Fondé il y a une trentaine d'années, ce journal pas comme les autres est en effet une source extraordinaire pour qui aime le vin. 
"Depuis 29 ans, le pari est de mener une revue d’amateurs – « au sens étymologique du terme », précisait l’édito du n° 1 – sans publicité ou autre financement, avec le seul soutien de ses abonnés et lecteurs fidèles"
Un trimestriel indépendant qui permet de sillonner les plus beaux vignobles de France et de Navarre avec l'assurance de n'y retrouver que le meilleur, du petit canon de comptoir au plus noble des vins de terroir. Un must. 
  • Plus léger, c'est une évidence, je suis dernièrement tombé sur cet ANTIGUIDE DU VIN & DE LA VINASSE. Un petit bouquin un peu provoc' qui charrie l'amateur de vin un peu cul pincé comme le bobo décomplexé au vocabulaire faussement décontracté... C'est mignon, parfois un peu lourd, drôle quand on le veut bien et malheureusement assez peu documenté. Bref, un livre à feuilleter ici ou là (chaque page traite d'un point différent), qu'on trouvera pour un prix assez modique (6 euros) et qui vous arrachera peut-être quelques sourires, comme avec cette méthode du Comme ta femme pour faire taire celui qui vous fait chier à table avec son jargon plus qu'envahissant. (Antiguide du vin et de la vinasse - Stéphane Rose - J'ai Lu)

Voilà donc quelques idées de lecture pour sapin en mal de cadeaux. J'aurais pu vous parler aussi du MANIFESTE POUR LE VIN NATUREL d'Antonin qui permet de se prendre une bonne rasade d'idéalisme pinardier, ou de tous ces p.... de livres de cuisine qui me rendent dingue en ces périodes hypersensibilité calorique, mais je ne pouvais raisonnablement finir sans vous causer d'un petit verre vin pour le fêtes. Une beau vin du Domaine de Mouscaillo qui rappelle que Limoux est bien l'autre pays des bulles, et que Roquetaillade en est la capitale. Une bulle vive et pétulante comme on aime en trouver dès l'apéro pour se rincer les papilles et qui fait de ce vin un digne représentant de ce début de calendrier, comme un préambule liquide à ces festivités qui animeront le mois de décembre.
Et voici la solution du rébus : Mouscaillo ( Mousse / K / Yo ! )

Sur ce, bon appétit et large soif !

David Farge "ABISTODENAS"


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